Le piégeage des moucherons sur site permet de dénombrer tous les 15 jours le nombre de femelles ayant fait au moins 1 repas de sang pendant une nuit à proximité des vaches. Depuis la mi-mars, leur nombre n’a pas cessé d’augmenter pour dépasser les 1000 femelles à la mi-juillet alors que le seuil de 5 femelles par nuit de capture est le seuil approximatif d’un risque épidémiologique/de transmission et donc le seuil de déclenchement d’une activité sensorielle.

On retrouve peu ou prou les mêmes résultats en Bretagne et en Normandie.

Conséquences sanitaires

Si la quasi absence de cas nouveaux de FCO 3 et 8 cette année dans l’Ouest de la France (1 seul cas de FCO-3 détecté à ce jour dans la Manche) témoigne de la bonne immunité collective des troupeaux, on peut craindre que les Orthobunyavirus, virus de Schmallenberg endémique en Mayenne sur certaines zones et surtout le virus de type Shamonda  Europe récemment détecté dans 2 élevages normands ne circulent dès  cette année ou au moins l’année prochaine sur notre territoire totalement non protégé du point de vue immunitaire (il semblerait qu’il n’y ait pas de protection croisée entre les deux virus).

Outre les signes cliniques sur adultes (diarrhées, fièvre de courte durée, baisse de production), on peut craindre des vagues de mortalité embryonnaire et d’avortements de mi-gestation ainsi que la naissance de veaux malformés (arthrogrypose (courbure des membres), raccourcissement des tendons du jarret, déformation de la mâchoire, anomalies de la tête, …) comme cela a été observé au Japon depuis les années 2000. 

 

On se retrouve dans la même situation que lors de l’épidémie du virus de Schmallenberg dans la période 2011-2013 en Europe.

 

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