Publication au Journal Officiel du 2 juin 2026
Un nouveau texte réglementaire aux conséquences concrètes pour les élevages
Ce mardi 2 juin 2026, le Journal Officiel de la République Française (JORF) publie l’Arrêté du 20 mai 2026 modifiant l’arrêté du 9 août 2024 fixant les mesures financières relatives à la fièvre catarrhale ovine. Ce texte acte l’extension du dispositif de vaccination gratuite contre le sérotype 1 de la FCO à l’ensemble du territoire métropolitain, avec la mise à disposition de 813 191 doses de vaccins par l’État, jusqu’au 31 décembre 2026.
Le sérotype 1 : une menace venue d’Espagne
Contrairement aux sérotypes 3 et 8, désormais bien implantés sur le territoire français, le sérotype 1 de la FCO n’est pas encore présent mais ne doit pas être négligé dans les départements frontaliers de l’Espagne, où ce virus circule activement depuis plusieurs saisons. L’objectif initial de la vaccination FCO-1 était d’ériger un cordon sanitaire dans les départements pyrénéens.
Les premières doses acquises par l’État visaient à vacciner volontairement ovins et bovins dans les départements proches et frontaliers avec l’Espagne : Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Ariège, Aude et Pyrénées-Orientales. L’arrêté du 20 mai 2026 marque un tournant : l’État étend désormais ce dispositif à l’ensemble de la France métropolitaine.
Ce que prévoit concrètement l’arrêté du 20 mai 2026
Le texte publié ce jour est clair et sans ambiguïté. Il stipule :
« L’État met à disposition gratuitement 813 191 doses de vaccins contre le virus de la fièvre catarrhale ovine sérotype 1 jusqu’au 31 décembre 2026. Les frais vétérinaires inhérents à la prescription et à l’acte d’injection sont à la charge de l’éleveur. »
La mise à disposition des doses se fait par l’intermédiaire du vétérinaire sanitaire de l’élevage.
Qui est concerné ?
La vaccination FCO-1 s’adresse aux éleveurs de ruminants domestiques : ovins principalement, mais aussi bovins et caprins. Les vaccins FCO-1 chez les ovins et les bovins préviennent la virémie : un animal ainsi vacciné ne contribue pas à la transmission du virus vers un autre animal. La protection est donc à la fois individuelle et collective pour le troupeau et le voisinage.
Un contexte général d’engagement de l’État
Cet arrêté s’inscrit dans la continuité d’une politique de soutien à la vaccination FCO engagée depuis 2024. Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a contracté des marchés publics afin de mettre à disposition des doses contre plusieurs sérotypes, avec l’objectif de vacciner un million d’ovins et 700 000 bovins contre la FCO-1 lors de la saison précédente. L’arrêté du 20 mai 2026 prolonge cet effort pour la FCO-1 sur l’ensemble du territoire.
Il convient toutefois de rappeler que, au vu de la situation sanitaire de 2025, il est recommandé de prioriser la vaccination FCO-3 et FCO-8, sérotypes toujours actifs sur le territoire. La vaccination FCO-1 vient en complément, selon la situation géographique et le profil de chaque exploitation.
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