Virus voisins de la dermatose nodulaire contagieuse, les virus de la clavelée et de la variole caprine touchent la Grèce et les Balkans du Sud depuis l’automne 2023.

Depuis le 01/07/2025, 1 600 foyers ont été détectés en Grèce. L’incidence mensuelle baisse mais se maintient à un niveau élevé avec 51 détections sur les quatre dernières semaines et un réel impact sur les cheptels. 

La variole caprine et la clavelée (ou variole ovine) sont provoquées par des virus du genre Capripoxvirus, qui comprend également le virus de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) des bovins. Ces virus, génétiquement proches mais distincts, sont responsables de maladies infectieuses sévères chez les petits ruminants.

Dans la réglementation européenne, les varioles ovine et caprine sont classée A, ce qui implique la déclaration obligatoire et l’éradication immédiate comme la DNC en bovin. 

Sur le plan clinique, la variole caprine et la clavelée présentent des signes très similaires. Après une phase fébrile peu spécifique, les animaux développent des lésions cutanées caractéristiques : papules, vésicules, pustules, puis croûtes et nodules. Ces lésions peuvent être localisées (sous la queue, sous le torse ou autour de la bouche) ou généralisées, parfois très volumineuses, et s’accompagnent d’atteintes respiratoires. Des œdèmes des paupières peuvent provoquer des larmoiements. Les mortalités touchent les agneaux avec des pertes pouvant atteindre 80% des jeunes animaux.

Seule l’analyse moléculaire permet d’identifier précisément le virus en cause, d’autant plus que les virus de la variole caprine peuvent infecter des moutons et inversement.

 

Modes de transmission

Pour la variole caprine et la clavelée, la transmission se fait principalement par contact direct et par voie respiratoire, notamment lors des mouvements d’animaux

Les insectes piqueurs pourraient aussi diffuser les virus des varioles ovines et caprines mais de façon beaucoup moins marquée que pour celui de la DNC des bovins. 

La lutte repose sur la détection précoce et des mesures sanitaires incluant l’abattage, la surveillance des cheptels et la définition de zone de protection et de surveillance.

Il existe un vaccin vivant utilisable pour immuniser les petits ruminants, qui est stocké dans la banque européenne de vaccins mais qui n’est pas utilisé à l’heure actuelle.

Ci-joint la fiche réflexe élaborée en collaboration entre le SNGTV, GDS France et la Coopération Agricole : 

Clavelée ovine et variole caprine : renforcer la vigilance face à un risque sanitaire émergent

Pour plus d’informations, contactez votre GDS

https://www.m-elevage.fr/

 

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