Biosécurité

La biosécurité peut être définie comme une approche stratégique et intégrée visant à analyser et gérer les risques pesant sur la santé des animaux.

 

La biosécurité c’est quoi ?

Acheter

L’achat de bovins est le facteur de risque majeur d’introduction d’agents pathogènes dans un troupeau. Le risque dépend de la fréquence d’achat et du type d’animaux achetés. Gardez à l’esprit que les bovins de l’exploitation peuvent être aussi un risque pour les animaux achetés.

Entrer

Les intervenants en élevage bovin sont nombreux. Ils peuvent être vecteurs d’agents pathogènes et diffuser des maladies en élevages par l’intermédiaire de leur véhicule, leurs bottes, leurs vêtements, leurs mains, leurs matériels. Ils peuvent déposer des contaminants sur des surfaces que des bottes ou les roues du tracteur récupèrent et dispersent dans les bâtiments.

Circuler

La circulation des personnes, des véhicules et des animaux à l’intérieur de l’exploitation est un vecteur souvent sous-estimé de propagation des agents pathogènes. Une bonne gestion des flux — qu’il s’agisse des mouvements d’animaux entre bâtiments, de l’évacuation des effluents ou du traitement des cadavres — est essentielle pour limiter la contamination croisée entre zones propres et zones souillées.

Nettoyer

Le nettoyage et la désinfection des bâtiments, équipements et véhicules sont des étapes incontournables de la biosécurité. Un protocole rigoureux permet d’éliminer les résidus organiques qui protègent les agents pathogènes et de réduire significativement la pression infectieuse dans l’élevage. Il doit être appliqué après chaque lot, après une maladie déclarée et à intervalles réguliers.

Alimenter

L’alimentation peut être une voie d’entrée directe de pathogènes dans l’élevage. La qualité sanitaire des fourrages, de l’eau d’abreuvement et des aliments complémentaires doit être surveillée régulièrement. Un stockage adapté, à l’abri des nuisibles et de l’humidité, ainsi qu’une gestion rigoureuse des silos et des abreuvoirs, contribuent à sécuriser l’alimentation du troupeau.

 

Protéger

La protection du troupeau passe par la maîtrise des contacts avec la faune sauvage, les animaux voisins et les individus fragilisés au sein même de l’élevage. L’aménagement d’une infirmerie, la gestion sécurisée des vêlages et la surveillance des zoonoses sont autant de leviers pour préserver la santé collective du cheptel et celle des éleveurs.

Garantir

Garantir la biosécurité de son élevage, c’est aussi assurer une traçabilité et une gestion conforme des déchets à risque. Les DASRI (Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux) — seringues, aiguilles, médicaments périmés — doivent être collectés et éliminés selon la réglementation en vigueur, pour protéger l’environnement et les personnes intervenant sur l’exploitation.