Alors que l’épisode hivernal de grippe équine observé entre fin 2025 et début 2026 semblait en recul, plusieurs cas ont de nouveau été signalés au printemps 2026 en France. Le RESPE a notamment appelé à renforcer la vigilance sanitaire à l’approche de la saison des concours et des rassemblements d’équidés.
La grippe équine est l’une des maladies respiratoires virales les plus fréquentes chez les équidés. Extrêmement contagieuse, elle peut se propager très rapidement au sein d’un effectif et provoquer des épisodes sanitaires importants, notamment lors des rassemblements de chevaux, concours, foires, courses ou déplacements fréquents.
Bien qu’elle soit rarement mortelle chez les animaux en bonne santé, la grippe équine peut entraîner une baisse significative de l’état général, des complications respiratoires et des périodes d’arrêt prolongées pour les chevaux de sport ou de travail.
Qu’est-ce que la grippe équine ?
La grippe équine est une maladie virale causée par un virus influenza de type A, spécifique aux équidés.
Le virus s’attaque aux voies respiratoires et provoque une inflammation importante de l’appareil respiratoire. Les chevaux de tous âges peuvent être infectés, même si les jeunes animaux et les chevaux non vaccinés sont généralement les plus sensibles.
Comment se transmet-elle ?
La transmission se fait essentiellement par voie aérienne.
Lorsqu’un cheval infecté tousse, il projette dans l’air de très fines gouttelettes contenant le virus. Celui-ci peut alors contaminer les animaux situés à proximité.
La maladie se transmet également de façon indirecte :
- par les mains des personnes manipulant plusieurs chevaux ;
- par les vêtements ;
- par le matériel partagé (licols, seaux, abreuvoirs, matériel de pansage) ;
- lors des transports collectifs.
En raison de sa très forte contagiosité, un seul cheval infecté peut être à l’origine d’un foyer touchant rapidement un grand nombre d’animaux
Quels sont les symptômes ?
Après une période d’incubation généralement comprise entre 1 et 5 jours, les signes cliniques apparaissent.
Les principaux symptômes sont :
- une forte fièvre pouvant dépasser 39 à 41 °C ;
- une toux sèche, forte et répétée ;
- un écoulement nasal clair qui peut devenir plus épais ;
- une perte d’appétit ;
- de l’abattement ;
- une baisse de forme importante ;
- une diminution des performances sportives.
Chez certains chevaux, la toux peut persister plusieurs semaines après la disparition de la fièvre.
Pourquoi la vaccination est-elle importante ?
La vaccination constitue aujourd’hui le moyen de prévention le plus efficace contre la grippe équine.
Même si un cheval vacciné peut exceptionnellement être contaminé, la vaccination permet généralement :
- de réduire fortement les symptômes ;
- de diminuer l’excrétion du virus ;
- de limiter la transmission aux autres équidés ;
- de réduire le risque de complications.
Elle est également exigée pour la participation à de nombreuses compétitions et manifestations équestres.
Quelles mesures adopter en cas de suspicion ?
Tout détenteur doit être particulièrement attentif à l’apparition de signes respiratoires au sein de son effectif.
En cas de suspicion :
- isoler immédiatement le cheval concerné ;
- limiter les mouvements d’animaux ;
- surveiller régulièrement la température ;
- renforcer les mesures d’hygiène ;
- contacter rapidement son vétérinaire.
Une détection précoce permet de limiter la diffusion de la maladie et de protéger les autres équidés.
La vigilance de tous est essentielle
Les déplacements fréquents d’équidés, les concours, les rassemblements et les échanges entre structures favorisent la circulation du virus. Le maintien d’une vaccination à jour, l’application de mesures de biosécurité simples et la réactivité en cas de symptômes constituent les meilleurs moyens de prévention.
Pour les détenteurs mayennais, cette situation doit inciter à la prudence. Même si aucun foyer récent n’a été signalé en Mayenne au printemps 2026, la présence de cas dans le Grand Ouest et les nombreux déplacements d’équidés liés aux concours, rassemblements et manifestations estivales augmentent le risque d’introduction du virus dans les effectifs locaux.
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