S’il y a une mouche qui impressionne c’est bien la volucelle zonée: elle profite de sa grande taille pour imiter le frelon afin qu’on la laisse tranquille. Elle est visible dans les jardins fleuris et en lisière de forêt de juin à octobre.

Photo source GDS Mayenne

Volucelle zonée sur une ruche en train de sécher au soleil après une averse, sur la commune de Vaiges (53)

Cette grosse mouche migratrice, qui atteint 25 millimètres, dispose d’antennes courtes et plumeuses, d’un abdomen duveteux jaune, strié de deux larges bandes noires. Son thorax est acajou. Trapue, avec une tête large et des yeux marron de grande taille, elle s’orne d’une bande jaune vif entre les yeux. Ses ailes sont nettement nervurées. La volucelle zonée est inoffensive mais présente l’apparence du frelon. Cette ressemblance lui permet d’éloigner les prédateurs, à commencer par le frelon lui-même.  Dans le règne animal on parle de mimétisme batésien.

Elle menace guêpes et frelons

La femelle pond ses œufs dans les nids de frelons. Les larves sont des ectoparasites des larves de frelon. Lorsqu’elle quitte la cellule où elle s’est développée, la larve de volucelle se nourrit de frelons morts dans le nid et d’autres débris. Elle se nymphose en hiver après s’être enfouie dans le sol.

C’est leur apparence qui permettrait aux femelles de s’introduire dans les nids de frelons pour y pondre. Leurs larves se nourrissent ensuite des déchets des hyménoptères du lieu, mais également des insectes morts ou de leur couvain. Les volucelles ne s’en prennent pas aux abeilles. Il est à espérer qu’elles puissent porter préjudice aux frelons asiatiques dans la mesure où, en tant qu’ectoparasites, leurs larves peuvent provoquer une maladie de l’hôte.