Structure du virus de la FCO

Structure du virus de la FCO

Le virus de la FCO appartient au genre des Orbivirus, qui inclut également le virus de la MHE.

Il existe 36 sérotypes connus de FCO dont 24 sont transmis par des vecteurs et sont à déclaration obligatoire.

La structure de ce virus à ARN comprend notamment 7 protéines virales structurales (VP1 à VP7)

Représentation schématique du virus de la FCO (source: Innovative Diagnostics)

2 protéines structurales sont à retenir :

        La VP7 : elle est très conservée parmi les 36 sérotypes et permet de distinguer le virus de la FCO de celui de la MHE par exemple. C’est cette protéine qui est utilisé dans les tests ELISA disponibles pour détecter les anticorps dirigés contre le virus de la FCO

 

        La VP2 : c’est cette protéine qui induit principalement la production d’anticorps neutralisants. Elle varie et définit le sérotype. Aucun ELISA anti VP2 n’est disponible sur le marché.

Conséquences terrain pour les vétérinaires et les éleveurs:

Il n’existe pas de méthode ELISA permettant de détecter spécifiquement la VP2 d’un sérotype car cette protéine, même si elle varie, partage une forte homologie de séquence entre les sérotypes.

 

Conséquences terrain pour les vétérinaires et les éleveurs :

1)     Détection du virus : la PCR est la seule méthode disponible pour détecter le génome spécifique des différents sérotypes de virus par prise de sang ou sur organe comme la rate chez l’avorton ou le veau mort. La vaccination peut maquer dans de rares cas l’infection durant 6 à 10 jours après la vaccination. La PCRémie (détection de morceaux d’ARN dans le sang) peut durer jusqu’à 6 mois chez la vache

2)     Effet de la vaccination : La vaccination va induire une forte réponse immunitaire par la production d’anticorps anti VP2 mais le niveau d’anticorps anti VP7 chez les animaux naïfs va être faible (souvent en dessous des seuils de détection des tests ELISA) ce qui se traduit par des résultats ELISA négatifs ou faibles. On estime aussi que les anticorps anti VP7 induits par la vaccination en faible quantité vont disparaitre très rapidement en quelques semaines.

 

Pour savoir si des animaux vaccinés développent des anticorps neutralisants et protecteurs contre la VP2 d’un sérotype donné, il faudrait utiliser des tests de neutralisant virale (VNT) non disponibles en pratique sur le terrain.

 

 

Le test ELISA anti VP7 ne peut pas être utilisé comme test DIVA en toute rigueur scientifique (Différenciation des Animaux Infectés des Animaux Vaccinés) car des vaccinations répétées contre différents sérotypes ou une infection naturelle par un autre sérotype chez des animaux vaccinés peuvent malgré tout conduire à des titres d’anticorps anti VP7 détectables.

 

 

 

En pratique, l’intérêt des tests sérologiques ELISA sur la FCO est de détecter les anticorps témoins de l’infection naturelle prouvant que le virus a circulé dans l’élevage et ce malgré une vaccination FCO si on effectue les tests au moins 3 mois après vaccination

 Par échantillonnage, ils permettent de détecter le taux d’infection d’un troupeau et savoir si l’immunité collective a été atteinte ou non (>75% du troupeau) en hiver avant la nouvelle saison vectorielle et la reprise éventuelle de l’épidémie, mais ce pour un élevage avec identification du sérotype du virus incriminé par PCR.

 

 

On ne peut pas savoir si l’infection a été récente ou ancienne car la durée de vie de ces anticorps est extrêmement longue, au minimum de 2 ans, en moyenne plus de 3 ans et pouvant atteindre les 7 à 8 ans.

 

Les tests sérologiques peuvent être faits sur la matrice sang au LDA 53.

 

 

Dans le cadre d’un partenariat avec les laboratoires interprofessionnels comme MYLAB et l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, le GDS 53 effectue des sondages sérologiques sur le lait de tank en FCO mais aussi en MHE en 2025 et cette année en 2026